La plupart des tambours japonais sont creusés dans des bois de camphrier, des essences de noisetiers ou de « keyaki » et tendus de peaux de bœuf. Aussi loin que l'on remonte dans l'histoire, le Wadaiko (grand tambour japonais) apparaît déjà dans une chronique japonaise du VIIIème siècle, mais il semble acquérir sa forme actuelle de tambour festif à l'époque de Heian (VIIIème - XII siècles)
Le tambour japonais, instrument indispensable à toute fête japonaise n'est pas seulement un accompagnement pour la danse, mais un élément essentiel de la fête. Aujourd'hui encore, dans les différentes régions du Japon, cet instrument est très populaire et très apprécié du public, des plus jeunes aux plus âgés. De même à l'étranger, des groupes comme « Ondekoza », « Kodo » l'ont rendu célèbre et on peut en trouver des CD en France. La force de frappe en plus de la technique, mais aussi l'interprétation sont très importantes et reflètent, dit-on la mentalité japonaise.
L'amicale de Wadaiko de Konan existe depuis neuf ans et compte actuellement 20 membres. Leur entraînement de trente minutes environ, trois fois par semaine, après la fin des cours, les a menés d'une simple imitation des gestes à leur maîtrise et habileté actuelles. Ils participent à l'animation de fêtes locales et introduisent de nombreux Français à la fascination du Wadaiko. Les applaudissements reçus sont autant d'encouragements à poursuivre leurs efforts.




